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Journal Africain d'Hépato-Gastroentérologie

1954-3204
 

 ARTICLE VOL 4/2 - 2010  - pp.81-88  - doi:10.1007/s12157-010-0155-4
TITRE
Incidence et facteurs associés à la survenue d’une hépatite médicamenteuse dans une cohorte de patients noirs africains en première phase de traitement antituberculeux à Abidjan (Côte-d’Ivoire)

TITLE
Incidence and risk factors of antituberculous drug-induced hepatitis among black Africans patients in early phase of antituberculous treatment

RÉSUMÉ

Le traitement antituberculeux (anti-TB) est une préoccupation pour les médecins à cause de l’hépatotoxicité des médicaments anti-TB, peu documentée en Côte-d’Ivoire.

Déterminer l’incidence et les facteurs associés à l’hépatite médicamenteuse (HM) liés aux médicaments anti-TB dans une cohorte de patients noirs africains en première phase de traitement anti-TB associant rifampicine, isoniazide, pyrazinamide et éthambutol.

Cent trente patients (âge médian 31 ans) recevant un traitement anti-TB ont été suivis pendant deux mois avec des examens cliniques et biologiques hebdomadaires. Les cas d’HM (apparition d’ictère ou augmentation de l’alanine-aminotransférase [ALAT] à plus de deux fois la limite supérieure de la valeur normale) attribuables aux médicaments anti-TB (normalisation des signes cliniques et biologiques à l’arrêt du traitement anti-TB) ont été dénombrés et les facteurs associés ont été déterminés par un modèle de régression de poisson. La mesure d’association a été exprimée en termes de ratio des taux (RT).

Six patients (4,62 %) ont présenté une HM liée aux médicaments anti-TB. L’incidence d’HM liée aux médicaments anti-TB était de 2,6 cas pour 100 personnes-mois (exprimé en terme statistique de personnes-mois) mois (IC 95 % = 1,0–5,6). Le médicament anti-TB incriminé chez les six patients était l’isoniazide. Les facteurs à l’inclusion associés significativement étaient: l’âge (RT: 1,1; IC 95 %: 1,05–1,14; p < 0,0001), un poids inférieur à 55 kg (RT: 3,6; IC 95 %: 1,6–8,1; p = 0,002), la consommation d’alcool (RT: 14,7 IC 95 %: 3,4–64,1; p = 0,0003), le taux de prothrombine (TP) [RT: 0,88; IC 95 %: 0,8–0,91; p < 0,0001], l’aspartate-aminotransférase (ASAT) [RT: 1,02; IC 95 %: 1,01–1,05; p = 0,001] et l’antécédent de bilharziose (RT: 5,7; IC 95 %: 1,8–17,8; p < 0,003).

L’incidence d’HM liée aux médicaments anti-TB est élevée en Côte-d’Ivoire. En plus des facteurs de risques connus hormis le sexe, les patients ayant un antécédent de bilharziose intestinale doivent être étroitement surveillés afin de détecter le plus tôt possible une HM au cours du traitement anti-TB.



ABSTRACT

To determine the incidence and risk factors of antituberculous drug-induced hepatitis (DIH) among black Africans in the early phase of antituberculous treatment in an era of endemic tuberculosis.

Prospective cohort of 130 patients treated with rifampicin, isoniazid, pyrazynamide and ethambutol for active tuberculosis were followed up for two months. Clinical and biological examinations were conducted on each patient, weekly. The definition antituberculous DIH was: level of alanine aminotransferase above 2 times the upper limit of normal or the onset of clinical signs of hepatitis (jaundice, nausea and vomiting) during follow up and improvement of clinical and biological signs after discontinuation of therapy. Risk factors were determined by Poisson regression model and results were expressed as rate ratio (RR).

Six (4.62%) patients experienced antituberculous DIH related to isoniazid during follow up. The incidence of antituberculous DIH was 2.6 cases per 100 persons- (person-months) month (CI 95%: 1.0–5.6). In multivariate analysis, age (RR: 1.1, 95% CI: 1.05–1.14, P <0.0001), low body weight <55 kg (RR: 3.6, 95% CI: 1.6–8.1, P = 0.002), alcohol intake (RR: 14.7, 95% CI: 3.4–64.1, P = 0.0003), prothrombin time (RR: 0.88, 95% CI: 0.8–0.91, P <0.0001), aspartate aminotransferase (RR: 1.02, 95% CI: 1.01–1.05, P = 0.001) and a past history of schistosomiasis (RR: 5.7, 95% CI: 1.8–17.8, P <0.003) were significantly associated with antituberculous DIH.

The incidence of antituberculous DIH was high in our study. In addition to other known risk factors, except for sex, patients who underwent antituberculous treatment with a past history of schistosomiasis must be monitored closely in order to detect the onset of antituberculous DIH.



AUTEUR(S)
M.-J. LOHOUES-KOUACOU, K.-A. MAHASSADI, C. HOUEDANOU, E. ALLAH-KOUADIO, C. ASSI, M. KAMATÉ, B.-M. CAMARA

MOTS-CLÉS
Transaminases, Hépatite médicamenteuse, Tuberculose, Bilharziose, Afrique

KEYWORDS
Transaminases, Hepatitis, Tuberculosis, Antituberculous drugs, Schistosomiasis, Africa

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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