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Journal Africain d'Hépato-Gastroentérologie

1954-3204
 

 ARTICLE VOL 1/3-4 - 2007  - pp.136-140  - doi:10.1007/s12157-008-0029-x
TITRE
Nutrition et maladies inflammatoires cryptogénétiques de l’intestin

TITLE
Nutrition and IICD

RÉSUMÉ

Si l’état nutritionnel des patients avec MICI est le plus souvent proche de la normale en dehors des poussées et chez les patients qui n’ont pas subi une résection étendue du grêle dans la maladie de Crohn (MC), une dénutrition sévère peut être observée au cours des poussées, a fortiori en cas de grêle court (< 1 m) dans la MC. La sévérité de cette dénutrition dépend de plusieurs facteurs (nature, étendue, ancienneté, durée de la poussée et activité de la MICI ; malabsorption des sels biliaires ; pullulation microbienne du grêle ; fistules ; diminution des apports alimentaires et augmentation des dépenses énergétiques; malabsorption intestinale; entéropathie exsudative ; complications iatrogènes). Cette dénutrition, souvent ignorée et qui peut se majorer pendant l’hospitalisation, doit être évaluée de façon systématique et simple (interrogatoire et examen clinique, poids et calcul de l’indice de masse corporel, bilan biologique, calcul d’indices de dénutrition). À l’issue de cette évaluation nutritionnelle, le traitement de cette dénutrition doit être discuté, pouvant aller d’une diététique simple plus ou moins associée à des compléments nutritionnels hyperénergétiques et hyperprotéiques à une prise en charge par nutrition artificielle de type entérale (à privilégier) ou parentérale selon la gravité de la dénutrition et/ou l’état clinique. La responsabilité des aliments dans le déclenchement des MICI et la survenue des poussées inflammatoires n’est pas clairement établie. Les recommandations diététiques au cours de la MC et de la rectocolite sont très proches. Lors des phases aiguës de la maladie, le régime ésidus éduire les symptômes digestifs (diarrhées, douleurs abdominales). Une fois la crise passée, la réintroduction progressive des « fibres tendres » et du lactose (s’il est encore absent) est recommandée. Il est conseillé de diversifier l’alimentation petit à petit, pour tester la tolérance digestive et revenir ensuite à une alimentation la plus normale et diversifiée possible. En cas de corticothérapie prolongée, le régime sans sel strict n’est pas justifié.



ABSTRACT

If nutritional condition are usually close to normal, apart from attacks, in IBD patients and in patients who have not undergone extensive resection of the small intestine for Crohn’s disease (CD), severe undernourishment can occur during attacks, especially in a short bowel syndrome (< 1 m) in CD. The severity of this malnutrition depends on several factors (type, extent, history, duration of the attack and IBD activity; poor absorption of biliary salts; small bowel bacterial overgrowth, fistulas; reduction in nutritional supply and increase in energy consumption; poor intestinal absorption; exsudative enteropathy and iatrogenic complications). This malnutrition, which is often ignored and which can worsen during hospitalisation, must be systematically assessed (interview and clinical examination, weight and calculation of body mass index, biological tests, calculation of undernourishment index). After this nutritional assessment, treatment for the undernourishment must be taken in account, ranging from a simple diet combined with hyperenergetic and hyperprotidic enteral feeding supplements to enteral-type (to be preferred) or parenteral artificial nutrition depending on the severity of the malnutrition and/or clinical condition. The role of food in triggering IBD and the onset of inflammatory attacks have not been clearly established. Dietary recommend tions for CD and for rectocolitis are very similar. During the acute phases of the disease, a “residue-free” diet is intended to reduce digestive symptoms (diarrhoea, abdominal pain). Once the attack has ended, gradual reintroduction of “soft fibres” and lactose (if still absent) is recommended. It is recommended to vary food little by little, to test digestive tolerance and return to a normal and varied diet as much as possible. In the event of prolonged corticotherapy, a strict salt-free diet is not justified.



AUTEUR(S)
B. BONAZ, N. MATHIEU, E. CHAMBRON

MOTS-CLÉS
Nutrition, MICI, Nutrition entérale, Nutrition parentérale, Aliments

KEYWORDS
Nutrition, IICD, Nutrition enteral nutrition, Parenteral nutrition, Food

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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